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Dimanche 9 septembre 2007
Je dirais depuis toujours
  Etre gothique, c'est quoi ? Ressentir la douleur de notre terre, des gens qui souffrent inutilement à cause de ceux qui veulent s'approprier la planète et qui font le mal autour d'eux.
 Etre gothique c'est connaître les principes de la meilleure des vies et souffrir de voir que celà n'est pas appliqué. Aimer ses proches, aider ceux qui sont pauvres, abandonnés, tristes, sourire aux gens qui travaillent, respecter les biens d'autrui, respecter la vie des autres et être tolérant à tout.
  Tolérant à tout, même au mal ? Ca je n'ai pas pu. Tolérer cette douleur est une torture de tous les jours, et très jeune je m'en suis aperçue.
  Pourquoi les guerres, le vol, les agressions, les meurtres si les gens respectaient les principes de la vie ?
  Je souffre à cause de ça depuis mon enfance. A l'école j'ai toujours été indignée par la violence des enfants entre eux, également par celle que je subissais parfois piur un rien.
  J'ai commencé à écrire à dix ans, toujours sur ce sujet : la mort. Le suicide m'a toujours fascinée. Pourquoi ne personne se donnerait-elle la mort ? Qu'est-ce qui peut pousser un être humain à détester sa propre vie ?
  J'ai compris pourquoi en passant les portes du collège. Un endroit immonde où ceux qui faisaient la loi par la violence me répugnaient. J'ai du subir cette violence car calme, reservée, toujours avec ma soeur à réviser pour les cours suivants, toujours studieuse et quasiment première de la classe.
  Les gens détestaient cette promiscuité. Deux jumelles qui discutent cours alors que tout le monde était intéressé par le sexe ce n'était pas normal. Des vannes et des coups... Je ne les compte plus. Ma soeur a craqué. Moi je me suis branchée sur mes études. Meilleur moyen de sortir de là. Je lui en ai parlé. Elle m'a dit qu'elle voulait mourir pour qu'ils arrêtent de lui faire du mal. Je lui ai demandé de rester avec moi, j'ai dit que je prendrais les coups à sa place si il le fallait, mais on devait vraiment passer notre brevet et sortir de cet enfer.
   Alors je me suis sacrifiée. Venant à son aide à chaque embrouille, passant mes soirées à travailler en mangeant des gâteaux. Début de la boulimie. A 12 ans j'avais des crises de vomissements tous les soirs puis je n'ai pas vomi à nouveau. Je me suis contentée de prendre du poids pour plaire encore moins à ces sales mecs qui voulaient que toutes les filles du collège soient "bonnes à baiser".
   La douleur ne s'est jamais calmée. La haine de certains d'entre les gamins qui nous détestaient les a poussés à torturer ma soeur qui est arrivée meutrie à la maison à 15 ans, sortie avec une copine alors que je faisais mes devoirs. Je lui ai demandé de ne plus sortir. Elle a également pris du poids et nous nous sommes unies pour sortir de l'enfer.
  Au lycée, elle a du redoubler sa seconde, la classe dans laquelle elle était quand ils l'ont torturée. J'étais en première et j'ai commencé à avoir des amis. Enfin. Un garçon qui tenait à moi et qui s'en foutait des autres qui répétaient sans cesse "vous allez vous embrasser quand ?"
  C'est alors que ma soeur a décidé d'avoir un enfant et moi j'étais de pus en plus dégoûtée de la vie. Tandis qu'elle courait après les garçons de désillusions en désillusions, j'écrivais et je dessinais en cours de physique, ce n'est pas bien mais j'ai jamais rien compris aux mathématiques qui vont plus loin que le calcul mental.
   De 10 à 16 ans j'ai écrit des textes d'espoir et de désespoir, mélangeant un peu les styles sur un air toujours mélancoliques. Mes textes préférés restaient bien sûr ceux sur la souffrance et la mort. Je devrais songer à les retrouver et à les publier un jour.
   Les tendances de la campagne normande n'étaient pas au gothisme. Bien que le premier gothique que j'aie vu dans mon lycée était bien lus âgé que moi, j'aimais ce style sans plus, je préférais rester inaperçue. Les gens écoutaient du rap et de la variété. J'ai suivi en quelque sorte sans penser à autre chose que mes propres créations qui me plaisaient bien plus.
   Quand je suis rentrée à la fac j'ai senti une délivrance. Je me suis sentie capable d'aimer. Je ne m'habillais toujours pas en noir car je n'en voyais pas l'utilité, mais j'enviais et j'admirais les personnes qui s'habillaient de cette façon.
   Comme j'ai déjà dû le raconter c'est à la fac que ma vie, semblant plus heureuse, a basculé. Je me sentais seule, je voulais de la compagnie. Habiter seule a des avantages mais aussi des inconvénients, et puis je voulais autre chose que de simples amis. Je voulais êntre aimée, enfin. J'ai fait un régime, perdu quelques kilos que ma boulimie m'avait donnés, j'ai fait de l'escalade en club.
  Ai-je eu raison de faire cela ? Un espèce de gros pervers m'a sauté dessus en février et je n'ai pas pu m'en débarrasser avant la fin de mes vacances en Bretagne. Cet endroit superbe. Pendant que ma soeur roucoulait avec son chéri dans le sud de la france, je lisais des contes celtes et j'entrais dans les églises pour prier et admirer l'architecture. Les histoires de fantômes et de bestioles étranges des contes celtes me fascinaient. Je pensais à inventer des histoires ressemblant à celles-là, pour m'évader dans un autre monde, un monde merveilleux où peut être mes rêves d'amitié et de fraternité se réaliseraient.
  En rentrant j'ai mis à la porte le gros enfoiré qui abusait de moi et je me suis mise à manger des trucs pourris en pensant à mourir... Pourquoi ? Attendre la mort. Suivre le chemin de la fac nonchalemment en ne faisant attention à rien, écrire des poèmes encore plus noirs, dire que je ne vis pour rien sinon pour mourir en soulant presque les autres. Regarder la seine à 4h du matin quand je n'arrivais plus à dormir était devenu un de mes passe-temps favoris, j'ai dû arrêter de faire cela quand je suis arrivée à Paris. A Rouen j'habitais juste à coté du pont.
   Vint e mois de juillet où je suis partie en vacances en groupe. Ma mère espérait que ça me redonnerait le sourire et que je rencontrerais des gens bien qui me donneraient envie de vivre. J'en ai rencontrés. Bien sûr. Mais j'ai fait la plus grosse erreur de ma vie. J'en ai déjà parlé. Je n'avais pas 19 ans et j'avais encore trop de rêves pour quelqu'un de dégoûté. Je croyais encore que j'étais capable d'être aimée alors que je regardais encore en bas en me voyant voler vers un autre infini.
  J'ai voulu tout arrêter car je souffrais plus avec quelqu'un que seule. Ce type jouait avec mes nerfs et ma résistance, j'étais une sorte de cadavre ambulant avec les yeux fixes et une force surnaturelle. J'ai parlé de cet état et on m'a prise pour une folle mais frôler la mort est un étant lancinant qui vous fait contrôler le moindre petit objet à votre portée, décider qui doit faire quoi par la simple pensée, la vengeance est terrible et n'a pas de limites. J'ai dû contrôler ce pouvoir pour ne pas me perdre moi-même. J'ai juste fait en sorte qu'il se blesse et qu'il ne puisse plus utiliser de machines. Je pense que j'en avais fait assez pour ma propre vengeance, mais renouveler la violence n'est pas une bonne chose, alors je me suis arrêtée et j'ai utilisé ma force pour aider mes amis. Je n'étais pas seule à mourir de fatigue. J'ai donc aidé une autre fille qui se croyait mourir elle aussi.
  Depuis ce jour la douleur n'a pas cessé de s'accroître. J'ai quasiment arrêté de manger, de chanter, de dormir et d'écrire. Seulement un texte en 2002 et un en 2003. Je ne tenais plus qu'à la personne qui m'a sauvé la vie et à qui je dois encore tout, et que j'aime pour toujours. Une seule envie, prendre un train pour le rejoindre le week end. Prendre ma voiture quand c'est lui qui venait pour aller le chercher. J'ai passé toutes mes vacances en région parisienne avec ma voiture, j'ai beaucoup conduit et je suis restée avec lui. Je me sentais un peu mieux quand il était là et très mal quand il n'était pas là.
  On a emmenagé à Paris en 2003, je venais d'avoir 20 ans. Je me suis consacrée à lui et à ma première année d'études parisiennes. J'ai travaillé dur pour un résultat désobligeant. 60% de notes au-dessus de la moyenne mais 40% en dessous, 11 de moyenne mais je ne passais pas. J'ai sombré à nouveau. J'ai dû redoubler mais je me sentais capable d'être en maîtrise alors je ne suivais que les cours de maîtrise, je me suis remise à écrire car je me rendais compte que je me détruisais jusqu'à ne plus pouvoir utiliser mes jambes. Le premier texte que j'ai écrit dans le métro est publié dans un autre blog. Et depuis j'ai écrit sans cesse tous ceux que j'ai publiés sur mon blog
mycemetery. J'ai commencé à donner des cours de français à des japonais. J'arrivais sur place le soir, fatiguée, presque par terre mais je tenais bon. Ces personnes accueillantes et studieuses me remplissaient de joie. J'ai retrouvé un sens à la vie.
  Fin 2004 je me suis remise serieusement à mes études et j'ai suivi attentivement ls cours de licence et de maîtrise. A ce moment là j'ai commencé à me libérer et à dire à mes copines japonaises que j'étais gothique. Le nom "gothik lolita" vient de l'une d'entre elle. J'ai vu une fille de la classe habillée en noir, j'ai dit à mon amie jap que j'adorais elle m'a répondu qu'elle aussi, et que c'était la mode au japon. Depuis j'ai osé acheter des jupes noires, des t shirts noirs et des corsets, et mes amies japonaises arrêtent pas de me prendre en photo quand je m'habille de la sorte. C'est mon amie qui a pris les photos que j'ai publiées sur le blog. Ma soeur adore mon style vestimentaire et elle me photographie aussi quand je viens la voir.
   Aujourd'hui je me sens un peu mieux car mes amies et ma famille m'ont acceptée comme je suis, je vis en paix avec moi-même, bien que je continue à souffrir pour les autres car je suis née ainsi et que cette partie de moi ne partira pas, mes plaies au coeur sont là sans cesse, mais je sais sourire à la vie parfois quand elle nous donne des amis, des gens de bien, qui ont les mêmes rêves que moi.
Par Angelikfox - Publié dans : goth ou néo rom ? - Communauté : Utopia
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Commentaires

Je suis désolé de te l'annoncer comme tel, c'est une assez mauvaise nouvelle et je le conçois tout à fait.

J'espère cela dit que tu vas t'en remettre car ce n'est quand même pas la fin du monde. Promet moi de ne pas pleurer ou te scarifier en apprenant ça mais.......


TU N'ES PAS GOTHIQUE...


Sorry
Commentaire n°1 posté par Quelqu'un le 05/10/2007 à 14h18
déjà dis moi qui tu es et explique toi après on en reparlera
Etre gothique c'est un style qu'on choisit, une mode vestimentaire et une façon de penser
Je pense que ma façon de penser se rapproche le plus de ce mouvement alors voilà je le suis point barre
Réponse de Angelikfox le 09/10/2007 à 17h04
ouais t\\\'as raison te laisses pas faire t\\\'es gothique car tu as des pensées noires bouh ! Il a peut être pas lu ton blog cemetery... il ou elle te connait pas alors n\\\'a rien à dire, moi je le sais plus que quiconque
Commentaire n°2 posté par moi le 23/10/2007 à 22h16
Toute votre vie c'est si cruel , ne perdez pas votre courage
pour Sirenia c'est èun très bon groupe.
Amitiés Didier-Liza
Commentaire n°3 posté par Didier Liza le 07/04/2009 à 20h29

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