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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 18:43
Le monde gothique représentait pour moi un idéal

Pour moi, les gothiques étaient des gens qui avaient compris que rien n'a de valeur dans ce monde pourri, qui cultivaient le côté sombre de la vie pour fuir cet endroit où on est nés, rempli de violence et de haine.

Pour moi les gothiques étaient ceux qui savaient que les humains ont été créés par erreur, si on s'en refère à la religion, pour qui Dieu a été inventé, ou s'est trompé, quand on voit tout le malheur qui s'abat sur le monde, tout le mal que les gens se font pour rien.

Et puis j'ai appris que le mouvement gothique était un mouvement musical. De quelles idées est il parti ? De rien, apparemment, pas de philosophie pour ce mouvement musical, les fans du genrent parlent des groupes qu'ils écoutent mais jamais de ce que les paroles représentent pour eux. Pour moi, écouter une musique est aussi écouter ce qu'elle fait passer, si il y a des paroles c'est aussi ecouter leur message. Paix ? Souffrance ? Envie d'envol ? C'est ce que je voulais trouver dans la musique, ce que je fais passer quand j'écris. LA musique gothique ne me dit rien, je la trouve ennuyeuse et parfois bruyante, je ne trouve rien de magnifique dans les groupes que l'on m'a cités.

Au niveau musical je n'ai pas vraiment d'étiquette, peut on me classer dans "rock, métal" ? Je n'écoute pas tout, seulement les voix mélodieuses qui me passent le message que je cherche, la musique qui me passe ce même message.
Je suis quelqu'un de sentimental, qui recherche surement un endroit où me poser pour que tout soit de la même façon : musique, vêtements, pensée.

Je voudrais sortir de l'ordinaire, être "déclassée".

J'ai trouvé en la mode gothic lolita beaucoup d'idées de vêtements. Niveau musique, je suis différentes d'elles, niveau pensée il y a  beaucoup plus de ressemblance qu'avec les gothiques ou les métalleux

Au niveau de la pensée, je me rapproche plutôt du "néo-romantisme", ces jeunes qui en ont marre de cet endroit pourri plein de gens affreux, qui s'habillent de façon sombre et aiment les images macabre. Je me plais dans le macabre surtout par l'art, la musique, les films et les livres, plus il y a d'esprits et de fantômes, plus ça me plait. J'adore aussi le jeu de rôle avec toutes les races des anciens contes celtes. Et j'aime énormément les histoires de vampires.
Par Angelikfox - Publié dans : goth ou néo rom ? - Communauté : Utopia
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 22:38
Ne pas recommencer la même erreur...

J'ai doucement relu ce que j'avais écrit...
J'ai doucement commencer à soigner mon mal

Pour aller de l'avant

Enfin évoluer, ne plus stagner, ne plus me retourner sans cesse vers un passé douloureux

La douleur m'attire, j'ai toujours envie de me trouver malheureuse quoi que je fasse, ce doit être dans la nature des "néo romantiques"

M'accepter comme tel et faire de mon mieux pour aller mieux...


J'a iremarqué que j'avais sans cesse besoin d'une histoire complète, pleine, idéale, parfaite.

Ouvrir les yeux sur la réalité est dur

La vie de couple sans dispute n'existe pas.

Deux êtres qui s'aiment ne peuvent pas toujours penser pareil

Ce fut mon travail de ne pas me laisser marcher sur les pieds par l'homme, qui veut toujours prendre le dessus et avoir raison, qui veut toujours me faire tomber et me faire souffrir, ce fut à moi de lui faire comprendre que je ne suis pas un jouet et qu'il doit se conformer à ma façon d'être, moi en échange je me conforme à la sienne, mais il n'a pas intérêt à faire des excès.

J'ai des horaires, une hygiène de vie irréprochable, je n'ai plus jamais envie qu'on me fiche tout ça en l'air, qu'on m'empêche de dormir quand j'ai sommeil, qu'on me force à manger et boire plus que je ne le supporte, ou moins que j'en ai besoin, qu'on m'intrdise de manger ce que je veux, de dormir quand je veux, de lire ce que je veux, m'habiller comme je veux et de travailler à ce que je veux. La liberté va peut être des limites mais ce qui ne dérange personne ne doit pas être entravé. Je tiens aussi à être au calme et à continuer à chanter et à écrire ma musique. Je suis un oiseau en cage qui voudrait ouvrir la porte de sa cage. LA porte est ouverte depuis un an mais j'ai peur d'affronter l'extérieur, trop habituée à la captivité...

Je voudrais retrouver ce que j'ai perdu, tout en avançant vers l'avenir.
Dur
Long
Mais faisable
Par Angelikfox - Publié dans : goth ou néo rom ?
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 22:11

2007 (septembre) : ce rêve 'est arrêté, ce n'était pas l'homme que j'attendais et j'ai essayé de m'en persuaer jusqu'au bout. Pourquoi me torturer ainsi ? Pourquoi ne pas regarder en face ? Je ne me suis pas posé ces questions avant maintenant, 2009. 2 ans à errer dans l'incompréhension et le désarroi d'une aventure ui se termine alors qu'elle aurait dû durer...

Pourquoi changer d'air à 24 ans ?
24 ans, en couple depuis 5 ans, tout semblait se profiler vers un avenir où rimaient mariage et paix, harmonie et travail
Seulement en réalité la cruauté était de rigueur
Travail, oui, je me démenais et je me démène toujours dans mes études et au labo de structure formelle du langage où je continue dans la bonne voie vers le métier de chercheur en psycholinguistique qui me tient à coeur
Harmonie ? Dans mes rêves seulement je m'évadais et sentais le parfum des fleurs dans un paysage de campagne
Paix ? avec moi même et mes amies, mon travail et tout ce qui me faisait vivre mais pas chez moi
Mariage ? Oui, un mariage, des dettes, une chambre à part et des enfants morts nés à cause de ma fatigue constante et répétée.

La fatigue. D'où venait-elle ? Pourquoi suis-je tombée malade en 2005 ? Est-ce que celà ne venait que de moi ? Est-ce vraiment mon corps qui ne s'entendait plus avec lui-même alors qu'il avait vécu 20 ans de sa vie dans un cocon familial et n'avais jamais été malade ?
Ma maladie résulte d'une accumulation de stress et de fatigue, et mon stress et ma fatigue contrairement à ce que la majorité des gens pense ne vient absolument pas demon travail que j'adore ni de mes études que j'adore, ni de mes problèmes d'argent qui finissent toujours par se résoudre grâge au grand secours de mes parents que j'aime.
Ma maladie est venue d'ailleurs.
J'ai du faire une erreur
Amoureuse et pensant que l'homme avec qui j'étais devait être le dernier
Vierge, j'ai donné mon corps déjà meurtri à cet homme et j'ai voulu penser que ça devait être le seul. Je suis resté avec lui malgré tout, j'ai voulu croire à la relation, croire au bonheur qui était pourtant inexistant.
J'ai dû faire une erreur
Quand j'ai accepté de tout faire à la maison et de presque dénigrer mes études et redoubler 4 fois...
Le matin lever 7 h faire le repassage la nourriture prendre le métro avec lui pis aller a la fac ou rentrer
Le midi manger avec lui des plats affreux des restaurants de quartier (et apres on dit vive le crous c'est 100 fois meilleur)
L'après midi peu de temps sur mes devoirs et la fatigue accumulée car
Le soir venir le chercher se reposer un peu faire a manger le regarder jouer et se coucher avec lui a 3h pour se lever a 7h, si je me couchais avant, supporter le bruit et la lumière moi qui avais toujours été au calme.
Quand internet est arrivé j'ai cru à ma minute de bonheur car je pouvais jouer mes propres personnages et aquand je voulais mais très vite j'ai dû etre présente tous les soirs et très souvent finir la soiréeavec ses persos à lui
Pourquoi croyait-il que je n'avais rien d'autre à faire ? Je révisais pourtant dans le bruit le soir, puis à la fac j'y allais plus tôt car le soir dans le bruit c'est pas évident

Et là je me posais cette question fatidique : Est-ce que toutes les femmes vivent ça avec leurs hommes ? Doivent elles rester à leur cotés et tout faire à la maison même ce que lui devrait faire puisque c'est pour lui, doivent-elles faire les tâches ménagères pendant que lui est parti s'amuser ?
Ma mère ne vivait pas ça je le savais, ma soeur je me suis posée la question pour elle car je sais que son mari ne dort pas beaucoup et dort peu avec elle alors je me disais que je n'étais pas à plaindre.

Le comportement qu'il avait vis à vis de moi était il excusable ?
Quand je ratais un plat je me faisais disputer, quand je voulais dormir dans le calme je me faisais disputer, quand je palais à mes parents je me faisais disputer, quand je voulais partir en vacances il disait quand on aura des sous on partira avec des amis aux sports d'hiver et on fera des batailles de boule de neige...
Pourqoi avec des amis ? Pourquoi il ne voulait pas me voir seul à seule ?
J'avais l'impression de le dégouter tres souvent, je recevais des remarques sur ma façon de m'habiller, de me coiffer, de ne pas maigrir très vite et de ne pas m'épiler partout et tout le temps
J'avais le droit au terme "grosse" et "moche" presque tous les jours si ce n'était tous les week end
Le week end comme il pensait que je m'ennuyais il me donnait la manette de la console et il faut fairetelle hose et telle chose, et mon travail restait sur mon ordinateur
J'arrivais au travail avec les yeux défoncés et le travail pas fait, et pourtant ma supérieure a été très indulgente car je travaillais malgré la souffrance et je produisais de bons résultats.

Toute cette accumulation, à savoir que quand il ne travaillait plus j'avais le droit à des nuits entières de bruit de télé de jeux vidéo, il s'ennuyait dès qu'un jeu était terminé et je devais prendrele métro à 21h pour dépenser 70 euros, à lui d'abord puis à moi quand il n'avait plus d'argent.
Pas d'argent de côté pour d'éventuels week end en amoureux, il ne savait pas ce que c'était et il passait son temps sédentaire devant un jeu. C'est toujours le cas.
Son hygiène déplorable me repoussait de lui et la fatigue la nuit qui en plus se soldait par un réveil vers 4h avec demande oppréssante de relation conjugale, que je devais accepter de peur de me faire "disputer", traiter de méchante, cruelle, monstre ou je ne sais quel autre adorable nom.
On appelle ça du harcèlement psychologique. Faible, j'ai marché dedans pendant 5 ans. S'il te plait fais ci s'il te plait fais ça, je suis gentil je dis s'il te plait.
Tu parles. Si je disais non j'avais le droit d'être la femme la plus cruelle du monde et d'entendre la superbe phrase "je vais changer de femme"
Quelle femme moderne accepterait ça ? Manipulée, exploitée presque, devoir travailler et faire les travaux d'intérieur dans un appartement trop grand car il voulait de la place pour inviter des gens et mettre une grande télé...
Même nos connaissances pensaient qu'il était un peu abusif au niveau des nuits blanches qu'il imposait à certains d'entre eux, et s'il n'y avait nuit blanche c'était soirée jeux jusqu'à très tard.
Quand mes parents venaient pour se promener dans Paris il ne comprenait pas et restait à la maison pendant que je les accompagnais. Et moi, j'aimais les accompagner mais à leur départ j'attendais les reproches et j'en recevais. Pourquoi te promènes tu ? Pourquoi t'arretes tu a chaque fleur dans le jardin des plantes ?
Moi j'aime les fleurs, moi j'aime la campagne, la montagne et la mer, rester des heures allongée dans l'herbe ou dans le sable, me baigner, imaginer des histoires dans les bois ou au bord de l'au avec des fées et des chevaux...

Changer. La verdure me manquait et je n'avais plus de quoi la payer avec ce que je dépensais quand il n'avait plus le sou.Moi je me suffis avec un loyer, l'electricité et à manger. Je n'ai besoin de rien le reste est dans la nature, dans mon travail et dans mon corps.
Je suis une fille extrémement tendre qui n'avait plus de tendresses et de bouquets de roses etendues sur mon lit au milieu duquel je voulais dormir toute la nuit du coucher au levant, voire me reveiller avant le levant pour admirer le soleil aparaissant au dessus des immeubles ou au dessus de la seine ou au-dessus des vallées vertes de la campagne.

Pourquoi tout de suite avoir trouvé quelqu'un d'autre ?
Un hasard dirons nous plus qu'une vraie recherche. Même si je commenças à regarder ailleurs je ne voulais pas faire de mauvais choix de vie, bien que je sois passée très près.
J'ai rencontré quelqu'un qui satisfait toutes mes envies pour le présent et l'avenir dans une vie amoureuse, et je sais qu'il pourra me rendre heureuse et je l'espère pour longtemps.
Un peu perdus tous les deux au milieu d'un lac de tourmente on s'est trouvé et on s'est donné la main pour ne pas la lacher. Je suis sure que j'aurai le droit à des promenades dans les bois (j'en ai dejà eu de superbes), des calins dans l'herbe (idem ^^), des dîners aux chandelles dans lesquels je ne fais rien d'autre que m'asseoir et le dévorer des yeux (ça va venir ^^), un lit de rose où je pourrai dormir de 21h a 6h et un lever du soleil sur la campagne ou sur les immeubles

Besoin de verdure, besoin de chaleur, besoin de romantisme, besoin de respect, besoin d'entraide, besoin de partage, besoin d'idées communes, besoin de dialogue et de dire tout même ce qui parait tabou
Je sais que maintenant je peux à nouveau me tourner vers l'avenir en pensant qu'enfin j'aurai le droit à tout ce dont j'ai besoin
J'ai l'impression de ne penser qu'à moi mais je me connais je suis du genre à ne jmais penser à moi et m'abandonner pour ceux que j'aime je sais que ça ne changera pas mais j'avais juste besoin d'un retour car il n'y a pas de vie amoureuse sans partage et entraide, je sais comment je suis et je sais que moi même je mettrai tout mon coeur pour que le partage soit respecté, et puis je sais aussi que je suis vraiment amoureuse et ça c'est l'essentiel.

Par Angelikfox - Publié dans : goth ou néo rom ?
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /Sep /2007 15:55
Je dirais depuis toujours
  Etre gothique, c'est quoi ? Ressentir la douleur de notre terre, des gens qui souffrent inutilement à cause de ceux qui veulent s'approprier la planète et qui font le mal autour d'eux.
 Etre gothique c'est connaître les principes de la meilleure des vies et souffrir de voir que celà n'est pas appliqué. Aimer ses proches, aider ceux qui sont pauvres, abandonnés, tristes, sourire aux gens qui travaillent, respecter les biens d'autrui, respecter la vie des autres et être tolérant à tout.
  Tolérant à tout, même au mal ? Ca je n'ai pas pu. Tolérer cette douleur est une torture de tous les jours, et très jeune je m'en suis aperçue.
  Pourquoi les guerres, le vol, les agressions, les meurtres si les gens respectaient les principes de la vie ?
  Je souffre à cause de ça depuis mon enfance. A l'école j'ai toujours été indignée par la violence des enfants entre eux, également par celle que je subissais parfois piur un rien.
  J'ai commencé à écrire à dix ans, toujours sur ce sujet : la mort. Le suicide m'a toujours fascinée. Pourquoi ne personne se donnerait-elle la mort ? Qu'est-ce qui peut pousser un être humain à détester sa propre vie ?
  J'ai compris pourquoi en passant les portes du collège. Un endroit immonde où ceux qui faisaient la loi par la violence me répugnaient. J'ai du subir cette violence car calme, reservée, toujours avec ma soeur à réviser pour les cours suivants, toujours studieuse et quasiment première de la classe.
  Les gens détestaient cette promiscuité. Deux jumelles qui discutent cours alors que tout le monde était intéressé par le sexe ce n'était pas normal. Des vannes et des coups... Je ne les compte plus. Ma soeur a craqué. Moi je me suis branchée sur mes études. Meilleur moyen de sortir de là. Je lui en ai parlé. Elle m'a dit qu'elle voulait mourir pour qu'ils arrêtent de lui faire du mal. Je lui ai demandé de rester avec moi, j'ai dit que je prendrais les coups à sa place si il le fallait, mais on devait vraiment passer notre brevet et sortir de cet enfer.
   Alors je me suis sacrifiée. Venant à son aide à chaque embrouille, passant mes soirées à travailler en mangeant des gâteaux. Début de la boulimie. A 12 ans j'avais des crises de vomissements tous les soirs puis je n'ai pas vomi à nouveau. Je me suis contentée de prendre du poids pour plaire encore moins à ces sales mecs qui voulaient que toutes les filles du collège soient "bonnes à baiser".
   La douleur ne s'est jamais calmée. La haine de certains d'entre les gamins qui nous détestaient les a poussés à torturer ma soeur qui est arrivée meutrie à la maison à 15 ans, sortie avec une copine alors que je faisais mes devoirs. Je lui ai demandé de ne plus sortir. Elle a également pris du poids et nous nous sommes unies pour sortir de l'enfer.
  Au lycée, elle a du redoubler sa seconde, la classe dans laquelle elle était quand ils l'ont torturée. J'étais en première et j'ai commencé à avoir des amis. Enfin. Un garçon qui tenait à moi et qui s'en foutait des autres qui répétaient sans cesse "vous allez vous embrasser quand ?"
  C'est alors que ma soeur a décidé d'avoir un enfant et moi j'étais de pus en plus dégoûtée de la vie. Tandis qu'elle courait après les garçons de désillusions en désillusions, j'écrivais et je dessinais en cours de physique, ce n'est pas bien mais j'ai jamais rien compris aux mathématiques qui vont plus loin que le calcul mental.
   De 10 à 16 ans j'ai écrit des textes d'espoir et de désespoir, mélangeant un peu les styles sur un air toujours mélancoliques. Mes textes préférés restaient bien sûr ceux sur la souffrance et la mort. Je devrais songer à les retrouver et à les publier un jour.
   Les tendances de la campagne normande n'étaient pas au gothisme. Bien que le premier gothique que j'aie vu dans mon lycée était bien lus âgé que moi, j'aimais ce style sans plus, je préférais rester inaperçue. Les gens écoutaient du rap et de la variété. J'ai suivi en quelque sorte sans penser à autre chose que mes propres créations qui me plaisaient bien plus.
   Quand je suis rentrée à la fac j'ai senti une délivrance. Je me suis sentie capable d'aimer. Je ne m'habillais toujours pas en noir car je n'en voyais pas l'utilité, mais j'enviais et j'admirais les personnes qui s'habillaient de cette façon.
   Comme j'ai déjà dû le raconter c'est à la fac que ma vie, semblant plus heureuse, a basculé. Je me sentais seule, je voulais de la compagnie. Habiter seule a des avantages mais aussi des inconvénients, et puis je voulais autre chose que de simples amis. Je voulais êntre aimée, enfin. J'ai fait un régime, perdu quelques kilos que ma boulimie m'avait donnés, j'ai fait de l'escalade en club.
  Ai-je eu raison de faire cela ? Un espèce de gros pervers m'a sauté dessus en février et je n'ai pas pu m'en débarrasser avant la fin de mes vacances en Bretagne. Cet endroit superbe. Pendant que ma soeur roucoulait avec son chéri dans le sud de la france, je lisais des contes celtes et j'entrais dans les églises pour prier et admirer l'architecture. Les histoires de fantômes et de bestioles étranges des contes celtes me fascinaient. Je pensais à inventer des histoires ressemblant à celles-là, pour m'évader dans un autre monde, un monde merveilleux où peut être mes rêves d'amitié et de fraternité se réaliseraient.
  En rentrant j'ai mis à la porte le gros enfoiré qui abusait de moi et je me suis mise à manger des trucs pourris en pensant à mourir... Pourquoi ? Attendre la mort. Suivre le chemin de la fac nonchalemment en ne faisant attention à rien, écrire des poèmes encore plus noirs, dire que je ne vis pour rien sinon pour mourir en soulant presque les autres. Regarder la seine à 4h du matin quand je n'arrivais plus à dormir était devenu un de mes passe-temps favoris, j'ai dû arrêter de faire cela quand je suis arrivée à Paris. A Rouen j'habitais juste à coté du pont.
   Vint e mois de juillet où je suis partie en vacances en groupe. Ma mère espérait que ça me redonnerait le sourire et que je rencontrerais des gens bien qui me donneraient envie de vivre. J'en ai rencontrés. Bien sûr. Mais j'ai fait la plus grosse erreur de ma vie. J'en ai déjà parlé. Je n'avais pas 19 ans et j'avais encore trop de rêves pour quelqu'un de dégoûté. Je croyais encore que j'étais capable d'être aimée alors que je regardais encore en bas en me voyant voler vers un autre infini.
  J'ai voulu tout arrêter car je souffrais plus avec quelqu'un que seule. Ce type jouait avec mes nerfs et ma résistance, j'étais une sorte de cadavre ambulant avec les yeux fixes et une force surnaturelle. J'ai parlé de cet état et on m'a prise pour une folle mais frôler la mort est un étant lancinant qui vous fait contrôler le moindre petit objet à votre portée, décider qui doit faire quoi par la simple pensée, la vengeance est terrible et n'a pas de limites. J'ai dû contrôler ce pouvoir pour ne pas me perdre moi-même. J'ai juste fait en sorte qu'il se blesse et qu'il ne puisse plus utiliser de machines. Je pense que j'en avais fait assez pour ma propre vengeance, mais renouveler la violence n'est pas une bonne chose, alors je me suis arrêtée et j'ai utilisé ma force pour aider mes amis. Je n'étais pas seule à mourir de fatigue. J'ai donc aidé une autre fille qui se croyait mourir elle aussi.
  Depuis ce jour la douleur n'a pas cessé de s'accroître. J'ai quasiment arrêté de manger, de chanter, de dormir et d'écrire. Seulement un texte en 2002 et un en 2003. Je ne tenais plus qu'à la personne qui m'a sauvé la vie et à qui je dois encore tout, et que j'aime pour toujours. Une seule envie, prendre un train pour le rejoindre le week end. Prendre ma voiture quand c'est lui qui venait pour aller le chercher. J'ai passé toutes mes vacances en région parisienne avec ma voiture, j'ai beaucoup conduit et je suis restée avec lui. Je me sentais un peu mieux quand il était là et très mal quand il n'était pas là.
  On a emmenagé à Paris en 2003, je venais d'avoir 20 ans. Je me suis consacrée à lui et à ma première année d'études parisiennes. J'ai travaillé dur pour un résultat désobligeant. 60% de notes au-dessus de la moyenne mais 40% en dessous, 11 de moyenne mais je ne passais pas. J'ai sombré à nouveau. J'ai dû redoubler mais je me sentais capable d'être en maîtrise alors je ne suivais que les cours de maîtrise, je me suis remise à écrire car je me rendais compte que je me détruisais jusqu'à ne plus pouvoir utiliser mes jambes. Le premier texte que j'ai écrit dans le métro est publié dans un autre blog. Et depuis j'ai écrit sans cesse tous ceux que j'ai publiés sur mon blog
mycemetery. J'ai commencé à donner des cours de français à des japonais. J'arrivais sur place le soir, fatiguée, presque par terre mais je tenais bon. Ces personnes accueillantes et studieuses me remplissaient de joie. J'ai retrouvé un sens à la vie.
  Fin 2004 je me suis remise serieusement à mes études et j'ai suivi attentivement ls cours de licence et de maîtrise. A ce moment là j'ai commencé à me libérer et à dire à mes copines japonaises que j'étais gothique. Le nom "gothik lolita" vient de l'une d'entre elle. J'ai vu une fille de la classe habillée en noir, j'ai dit à mon amie jap que j'adorais elle m'a répondu qu'elle aussi, et que c'était la mode au japon. Depuis j'ai osé acheter des jupes noires, des t shirts noirs et des corsets, et mes amies japonaises arrêtent pas de me prendre en photo quand je m'habille de la sorte. C'est mon amie qui a pris les photos que j'ai publiées sur le blog. Ma soeur adore mon style vestimentaire et elle me photographie aussi quand je viens la voir.
   Aujourd'hui je me sens un peu mieux car mes amies et ma famille m'ont acceptée comme je suis, je vis en paix avec moi-même, bien que je continue à souffrir pour les autres car je suis née ainsi et que cette partie de moi ne partira pas, mes plaies au coeur sont là sans cesse, mais je sais sourire à la vie parfois quand elle nous donne des amis, des gens de bien, qui ont les mêmes rêves que moi.
Par Angelikfox - Publié dans : goth ou néo rom ? - Communauté : Utopia
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Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /Mai /2007 00:15
 Etre gothique implique beaucoup d'amertume dans la tête, une constante rêverie d'ailleurs et d'autres, et des sentiments humains très profonds.
 Depuis mon enfance, bien que je n'aie jamais ressenti d'amour pour un garçon, je n'ai pas moins été sensible et je ressentais beaucoup d'amitié et d'amour fraternel.
  Ma soeur jumelle, à qui je tiens plus que tout, a toujours été proche de moi, et cet attachement m'a poussé à toujours vouloir l'aider. Je réussissais toujours les choses avant elle : ecrire, lire, parler anglais, avoir de bonnes notes, comprendre l'orthographe. Une seule matiere nous faisait défaut à toutes les 2 : les mathématiques.
  Ils ont souvent menacé ma soeur de redoubler alors je consacrais le temps prévu pour mes études à l'aider dans les siennes, afin qu'elle puisse passer en classe supérieure. Malheureusement je n'ai rien pu faire pour sa seconde, heureusement elle a eu une professeur super en mathématiques, celle que j'avais eue l'année précédente, et elle a réussi à progresser.
En ce moment j'essaie de lui demander de faire des études mais elle refuse, elle trouve que tenir une maison demande beaucoup trop de temps et elle veut travailler sans diplome précis.
Moi je suis en quatrième année de fac et je compte aller jusqu'au doctorat. Les études ont toujours été une priorité pour moi.
  
Par Angelikfox - Publié dans : goth ou néo rom ? - Communauté : Utopia
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